Association pour la Protection des Sites d' Orry la Ville & Montgrésinretour page d'acceuil

          Le journal 2006 de l' APSOM

    

  Sommaire

- 1   Le Mot du président 

- 2   L’APSOM et les jeunes -  Les mallettes Pédagogiques

- 3   Activités 2005 

- 4   Actualités 

- 5   Deux éminents experts scientifiques donnent leur avis.

- 6   La dépose autorisée de Gravats ! 

- 7   Le Parc Naturel Régional Le Château de la Borne Blanche

- 8   Une exploitation agricole Gallo-Romaine à la Chapelle-en-Seval

- 8   La sécheresse s’installe en France

- 9   Le cresson des sources

- 10 La machine des Grandes Eaux à Chantilly

- 11 Les Zones Humides : Les Marais , Les Tourbières 

   

 

 

 

LE MOT DU PRESIDENT

 

Je ne reviendrai pas sur le réchauffement de la  planète, le sujet est maintenant mis en évidence par les spécialistes et les médias (voir aussi l’article APSOM 2005 « l’effet de serre »).

Autrefois on parlait de plantes, de mammifères, d’oiseaux et de milieux naturels, aujourd’hui on dit biodiversités, bio-corridors. Ces expressions synthétiques ne changent rien.

La biodiversité subit une agression inacceptable, les espaces sauvages se réduisent comme peau de chagrin, les espèces sensibles se fragilisent et les oiseaux dits « communs » voient leur population s’effondrer.

Triste constat : en cause la destruction des corridors écologiques.

L’expansion urbaine a chassé certaines espèces comme les amphibiens et certains mammifères. L’intensification de l’agriculture, l’uniformisation des cultures, l’emploi abusif pendant longtemps de puissants pesticides ont contribué à asphyxier une grande partie des insectes, nourriture de base de beaucoup d’oiseaux.

Mais se sont aussi les zones industrielles, les infrastructures routières et autoroutières, les lignes TGV, ainsi que la pose de clôtures sorties de terre à tour de bras ces trente dernières années qui ont, semble-t-il fait le plus de dégâts. Elles ont morcelé et fragmenté l’espace naturel, isolant les habitants et les animaux.

Aujourd’hui, tous les acteurs de l’environnement sont unanimes sur un point : s’il est difficile de reconstruire des espaces naturels entiers, les corridors écologiques sont la clé de la survie des espèces, et donc de la biodiversité en général.

Moins de passage entre les milieux naturels c’est ainsi moins de brassage génétique entre les populations d’une même espèce. D’une génération à l’autre, leur patrimoine génétique s’affaiblit et les animaux deviennent plus sensibles aux maladies. Certaines espèces sont ainsi vouées à disparaître. Cette année, l’objectif est d’identifier tous ces couloirs de déplacement de la faune et de la flore.

 Les associations de protection de la nature contribuent à sensibiliser les jeunes et moins jeunes à la nécessité de réfléchir, et surtout d’agir, afin que les générations futures puissent également profiter de la faune et de la flore environnantes. Pour autant, il ne fut pas négliger un développement qui ne sera durable que s’il protége tous les aspects de la vie.

 L’APSOM pour sa part et depuis de nombreuses années a compris l’enjeu, particulièrement par la protection des amphibiens, le démontage de clôtures pour que la faune circule, et la plantation d’arbustes qui abritent toute une chaîne alimentaire. De même, l’APSOM s’investit dans la participation financière à l’achat de terrains, de mallettes pédagogiques et dernièrement d’un kit d’éducation à l’environnement édité par WWF et la FRAPNA. Ce dernier sur les thèmes de la biodiversité et les corridors écologiques a été offert à nos jeunes des écoles pour qu’ils comprennent et agissent, eux aussi, pour la libre circulation des espèces vivantes.

 Du 24 au 28 janvier 2005, au siège de l’UNESCO à Paris, où se tenait une conférence internationale sur la biodiversité, le comité de scientifiques mettait en garde : « les espèces s’éteignent actuellement dans le monde à un rythme d’environ 100 fois supérieur au taux moyen observé dans l’histoire de la terre et des millions d’autres espèces sont d’ores et déjà condamnées à une extinction future. Des actions fortes devront être prises dès maintenant pour comprendre et protéger la biodiversité.

 Qu’est-ce qu’un corridor écologique ?

Un corridor écologique est un élément du paysage qui permet aux espèces « faune et flore » de se déplacer en toute liberté. Il relie les milieux entre eux.

Les corridors écologiques sont le plus souvent linéaires mais ils présentent des formes et des tailles variées : haies, fleuves, courants marins, forêts, zones humides, fossés, etc.

Il est donc indispensable de faire connaître le rôle essentiel des corridors écologiques pour le maintien de la biodiversité. Il est essentiel de préserver les milieux naturels existants et d’aménager le territoire en prenant en compte les corridors écologiques

 

 L'APSOM A L'HONNEUR  

 

La première rencontre départementale des associations a eu lieu le samedi 26 novembre 2005 au Conseil Général de l’Oise mettant en valeur les associations et surtout les bénévoles de l’Oise qui s’investissent quotidiennement au profit des citoyens de notre département.

Le Diplôme d’honneur de l’Engagement Citoyen de l’Oise 2005 a été remis, par le Président du Conseil Général, à notre trésorier, en reconnaissance de son engagement bénévole pour les isariennes et les isariens (les habitants de l’Oise).

 

Félicitations à notre trésorier.

Le Président.

 

L'APSOM ET LES JEUNES

 

 

L’APSOM a toujours privilégié les jeunes afin de les sensibiliser à la protection de la nature en leur offrant soit des mallettes pédagogiques soit des sorties « Nature ».

Pour cette année l’APSOM a procédé à la formation de deux stagiaires, une animatrice stagiaire communication afin d’améliorer encore la qualité de la brochure annuelle de l’association et un animateur stagiaire pour une animation pédagogique visant les enfants et les adultes sur le thème de la découverte et la protection des amphibiens aux étangs de Commelles :

Ø      Claire en 2ème année de BTS Communication des entreprises;

Ø      Benjamin en 3ème année de BTS environnement-nature, option animation.

 

 

L'APSOM ET LES MALLETTES PEDAGOGIQUES

 

 « La nature sans frontières »

« Les chauves-souris vous sourient »

 Des campagnes pédagogiques créées et animées au fil des ans par l’APSOM, ont permis à beaucoup d’observer, de créer, de communiquer aussi leurs résultats lors de leurs sorties dans la nature.

Ce travail de communication a l’intérêt de montrer ce qui nous réunit : nous sommes tous et surtout les jeunes, des acteurs de la protection de la nature qui nous émerveille et qui nous est si chère.

Cette nouvelle campagne pédagogique a pour ambition de permettre aux jeunes de nos écoles d’apprendre par l’observation et l’analyse sur le terrain l’importance de la protection des chauves-souris, des corridors écologiques et de la biodiversité.

Nous espérons que ces mallettes pédagogiques offertes à nos jeunes, sauront les inciter à participer et les intéresser aux sujets traités, actuels et à venir, sur lesquels nous serions heureux de les accompagner sur le terrain.

 


RECAPITULATIF des ACTIVITES 2005


Janvier

5/01

 Un membre de l’APSOM a procédé au sauvetage d’un cygne pris dans la glace aux étangs de Commelles. Pompiers, gendarmerie et ONF se sont rendus sur place.

30/01

 Remise de lots pour le loto.

Février

2/02

 Journée Mondiale des zones humides.

6/02

 Sortie pédestre sur le thème : le lavoir de Thiers sur Thève.

14/02

 Reçu de la part du PNR de la Brenne une brochure « stages et séjours en Brenne » concernant les reptiles et amphibiens, traces et indices, les araignées, la flore des étangs, insectes aquatiques, histoires des paysages, les papillons, les oiseaux, les champignons.

28/02

 Campagne d’affichage sur les « bonnes pratiques d’emploi des produits phytosanitaires ».

Mars

12 et 18/03

 Sorties « Nature » sur le thème « A la découverte des amphibiens aux étangs de Commelles » organisées par l’APSOM, le Conservatoire des Sites Naturels de Picardie et le PNR.

15/03

 Comptage de nuit de la faune en forêt d’Halatte.

17/03

 Visite des carrières d’Orry-la-Ville avec le propriétaire, Mr le Maire, le représentant du conservatoire des Sites Naturels de Picardie afin d’effectuer un inventaire des Chauve-souris en vue de leur protection.

18 et 24/03

 Sorties « Nature » sur le thème « les amphibiens », pour les CP1 et CP2.

20/03

 Sortie à thème au «  potager des Princes à Chantilly » pour la fête de la Jonquille.

29/03

 Intervention aux écoles de Pontarmé sur le thème « La vie des amphibiens».

Avril

1/04

 Invitation de l’APSOM à l’inauguration de la déchetterie de Lamorlaye (remise d’un dépliant d’informations pratiques à tous les adhérents APSOM).

3/04

 Participation à la brocante de Montgrésin.

8/04

 Nettoyage forêt avec les écoles d’Orry-la-Ville, classe de CM2.

10/04

 Sortie pédestre en forêt pour les 10 ans d’AP3F sur le thème « A la découverte des paysages et de la forêt».

20/04

 Participation de l’APSOM en Mairie de Cambronne les Clermont à la signature de la convention pour la gestion et la mise en valeurs des espaces naturels sensibles de l’Oise entre le Conseil Général de l’Oise et le Conservatoire des sites naturels de Picardie.

27/04

 Participation de l’APSOM à la Commission du PNR  « Education à l’environnement » en tant que membre du jury au concours « Préservons les chouettes chevêches et les prés-vergers de la Vallée de l’Ysieux », remise de nombreux prix aux élèves des écoles participantes.

Mai

4/05

 Sortie « Nature » pour l’école Maternelle du Bois St Denis de Chantilly aux étangs de Commelles sur le thème des batraciens, visite et historique du lavoir (70 élèves) et visite de la cressonnière de Montgrésin.

12/05

 Réunion mensuelle de l’APSOM et remise des lots aux lauréats du Concours des Maisons fleuries.

14/05

 Colloque Ile de France Environnement à Paris sur le thème de l’eau.

18/05

 Consultation nationale « Respectons l’eau » et remise d’un questionnaire aux adhérents APSOM afin de mettre en place un programme d’action permettant de retrouver d’ici 2015 une bonne qualité des eaux.

19/05

 Sortie offerte aux écoles d’Orry-la-Ville pour visiter le centre de tri des déchets et le centre de valorisation des déchets à Villers St Paul (57 enfants).  

20/05

 L’APSOM et la Communauté de Commune de Senlis organisent une Opération Nettoyage forêt avec les écoles de Nanteuil-le-Haudoin à Fleurines (CM1).

21/05

 Opération arrachage des arbustes « Prunus Sérotina » en forêt de Chantilly (plantes invasives).

27/05

 Participation à l’Assemblée Générale de l’AP3F au Pavillon de Manse à Chantilly.

28/05

 Rencontre avec Mr le Président du SICGPOV pour des travaux d’aménagement du nouveau parking à la gare d’Orry-la-Ville, « espace paysager ».

Juin

5/06

 Sortie « Nature » : sortie pédestre en forêt et buffet avec l’amicale de l’U.T.A.

7/06

 Réunion PNR à Senlis : commission « communication » sur la parution du magazine « Soyons parc ».

11/06

 Exposition Faune-Flore pour les 10 ans d’AP3F à la salle Charles de Gaulle

d’Orry-la-Ville, participation des associations EFFOR et APSOM.

18/06

 Sortie à thème : visite du Pavillon de Manse à Chantilly sur le thème « Le système hydraulique du Parc du château de Chantilly ».

23/06

 Invitation faite à l’APSOM par l’association Chantilly Environnement concernant le chantier d’insertion « réhabilitation paysagère aux étangs de Commelles ».

25/06

 Campagne d’affichage sur le thème « Préservons l’eau ».

26/06

 Lettre à Mr le Directeur Régional de l’ONF ayant pour objet l’arrêt des déposes de gravats en forêt.

Septembre

21/09

 Participation de l’APSOM à la réunion publique sur le thème « le zonage d’assainissement Orry-la-Ville / Montgrésin ».

24/09

 Journée nationale « nettoyage de la nature », participation de l’APSOM.

24 et 26/09

 Rencontre avec un bureau d’études dans le cadre du PNR sur l’érosion des sols due au tourisme et aux loisirs motorisés.

26/09

 Dans le cadre « l’APSOM et les jeunes » l’APSOM vient de recruter deux jeunes « stagiaires » préparant l’une un BTS Communication, l’autre un BTS environnement-nature (v. texte).

Octobre

22/10

 Deuxième arrachage de l’année du Prunus Sérotina en forêt de Chantilly.

Novembre

15/11

Lettre aux différentes autorités au sujet de la sécurité lors de la chasse en battue avec tir à balles dans le secteur des « Grandes Ventes ».

22/11

Réunion avec Mr le Maire d’Orry-la-Ville concernant  de la sécurité du tir à balles dans le secteur des « Grandes Ventes ».

25/11

Publication de la lettre ouverte de soutien à l’action de l’APSOM au sujet du tir à balles.

26/11

Première journée associative départementale « l’Oise citoyenne » et remise d’une distinction à notre trésorier pour son engagement citoyen dans l’Oise.

Décembre

3/12

 Plantation d’arbres sur la commune.

11/12

 Sortie pédestre en forêt d’Ermenonville.

13/12

 Réunion en Mairie avec Mr le Sous-Préfet, Mr le Maire, Mr l’Administrateur de l’Institut de France, l’ONF, le bailleur de chasse et l’APSOM sur le sujet « la sécurité du tir à balles dans le secteur des « Grandes Ventes ».

13/12

 Réunion au PNR à Senlis avec Mr Marchand, Président, sur le thème « le respect des bio corridors », sous l’égide de l’AP3F.

16/12

 Réunion au PNR à Senlis Commission « éducation, sensibilisation à l’environnement et communication ».

27/12

Réunion en Mairie avec Mr le Sous-préfet, Mr le Maire, Mr l’Administrateur de l’Institut de France, l’ONF, l’ONC, le bailleur de chasse et l’APSOM sur le sujet « la sécurité du tir à balles dans le secteur des Grandes Ventes ».

     Tous les mardis avec l'APSOM, sorties nature sur différents thèmes     .

 

  

Point sur les Actualités des 2005


Les prospectus publicitaires  

40kg de prospectus sont déposés chaque année dans chacune de nos boîtes aux lettres. Si 5% des français faisaient le choix de ne plus recevoir d’imprimés publicitaires ce seraient, entre autres, 400 000 arbres épargnés, 110 millions d’euros d’économie par an en retraitement des prospectus, en traitement des déchets dans le montant de nos taxes locales, nous éviterions aussi un gaspillage d’énergie et de matières premières utilisées pour des prospectus souvent jetés sans même avoir été regardés.

Pour sa part l’APSOM a participé à la campagne de « réduction des déchets à la source ».

50 autocollants ont été achetés et diffusés aux adhérents APSOM pour être apposés sur les boîtes aux lettres : « Pas de Publicité dans ma boîte aux lettres ».

 

 Le lavoir donne à nouveau l’aspect d’une ruine

Comme nous l’avions écrit l’année dernière, le PNR a proposé de refaire le lavoir à l’identique en prenant à sa charge 80% du montant des travaux. La commission d’architecture rendue sur place, s’est déclarée favorable aux travaux. La Municipalité a étudié le dossier.

L‘APSOM compte tenu des incivilités, des dégradations, des vols, propose la réfection de la toiture par des tuiles en bois traité imputrescible et ininflammable et la pose de moyens dits de « défense ».

 

Pollution  

Courant octobre la station de refoulement de nos eaux usées n’a pas fonctionné comme à l'accoutumée, d’où les rejets dans le ru de la Fontaine, la Thève et les étangs de Commelles.

C'est depuis plus de 20 ans maintenant nous suivons le dossier de réfection du réseau de nos eaux usées qui est prévu aussi sur plusieurs communes en aval et en amont d'Orry.

Après de nombreuses études, trois enquêtes publiques, une quatrième se profile à l’horizon, des sommes considérables sont engagées dans des études et toujours le blocage par les uns et par les autres.

Et nous construisons toujours depuis des années, sur un réseau soi-disant saturé et détérioré.

A quand la grande catastrophe naturelle aux étangs de Commelles pour faire prendre conscience à tous qu'il faut savoir arrêter de temps en temps les blocages pour être un temps soit peu crédible

 

 Enquête Publique : 

Zonage d’assainissement Orry-Montgrésin :  Avis favorable.

Caserne des Pompiers de La Chapelle en Serval : Avis favorable, l’APSOM rappelle qu’il s’agit d’un terrain inondable.

 

Nouvelle déchetterie

Il est prévu pour 2006 l’ouverture d’une nouvelle déchetterie sur la Commune de Plailly.

 

AP3F (Union des Amis du PNR des 3 Forêts)

 Une réunion importante a eu lieu le 13 décembre au siége du PNR en présence de Mr le Président, Mme la Directrice et diverses associations de protection de la nature dont l’APSOM. Le sujet abordé était « la fragilité des bio-corridors, les mesures à prendre ». Des décisions ont été prises pour faciliter le passage des animaux sauvages sur le territoire du Parc Naturel Régional.

 

La qualité de l’eau d’alimentation

 Fin décembre, nous avons tous reçu notre facture d’eau, il est à noter une augmentation de 40% pour frais de gestion et la conclusion sanitaire est la suivante :

L’eau de la commune d’Orry-la-Ville, distribuée au cours de l’année 2004, a présenté une bonne qualité bactériologique ; elle est restée conforme en distribution et après mélange aux normes réglementaires fixées pour les substances indésirables (nitrates, sulfates, fluors…) et non conforme pour les substances toxiques, présence de pesticides (atrazine et atrazine déséthyl). Une unité de traitement des pesticides est en cours de réalisation. Nous attendons de sérieuses explications pour nous rassurer sur cette unité de traitement des pesticides et sur la qualité bactériologique de l’eau !

Concours des Maisons Fleuries

 Après sélection, jugement sur l’aspect général, l’entretien des trottoirs et bien évidemment le fleurissement et son originalité treize participants se voient décerner le diplôme au titre du concours de l’année 2005.

L’APSOM adresse ses remerciements à toutes les personnes qui ont accepté de concourir cette année.

Souhaitons que l’enthousiasme de certains habitants à fleurir leur demeure incite un grand nombre d’orrygeois à suivre ce bel exemple.

Les lauréats recevront prochainement leurs cartes d’invitation pour la remise des lots.

 Le tri sélectif dans l’Oise  

 Les isariens ont intégré le geste du tri dans leur quotidien. C’est ce qui ressort du bilan

d’éco-emballages pour 2005. La pratique du geste de tri dans l’Oise a permis d’importantes économies de matières premières et de ressources énergétiques.

Grâce au geste du tri, ce sont près de 32 000 tonnes d’emballages ménagers qui ont pu être recyclés, ainsi que :

 Il est à rappeler que pour chaque tonne de carton recyclé, 2 tonnes de bois ne sont pas prélevées dans la nature ; chaque tonne de plastique recyclé évite l’extraction de 800 litres de pétrole.

Chaque habitant de l’Oise a permis de recycler plus de 46 kg de déchets d’emballages ménagers.

Ainsi, nous pouvons considérer que l’équivalent de la consommation d’énergie domestique d’une ville de 3 000 habitants durant un an a été économisé cette année grâce au tri sélectif.

 

Visite du centre de tri des déchets et de l’incinérateur à Villers Saint Paul.  

 Le jeudi 19 mai, l’APSOM a offert la visite du centre de tri des déchets et de l’incinérateur de Villers St Paul aux élèves du CE2 et CE1 d’Orry. Après un petit voyage en car, nous sommes arrivés à Villers St Paul pour visiter le centre de tri puis le centre de valorisation des déchets pendant 2h30 environ.

Quelques jours plus tard, les élèves faisaient parvenir à l’APSOM en guise de remerciements un joli cahier de travail et leurs explications, dont voici quelques extraits :

« Nous avons vu des personnes qui triaient les déchets, des journaux, des cannettes. Il y avait un tapis roulant où les bouteilles en plastique tombaient. Après nous sommes allés à l’incinérateur. Nous avons vu un gros tas de déchets à brûler pour faire de l’électricité.

J’ai bien aimé la grosse grue-araignée qui prenait les déchets et par une camera nous les avons vu brûler dans le feu. C’était super. Gros bisous à l’APSOM »

 

La forêt n’est pas un « dépotoir »  

Nous continuons de voir malgré le ramassage des déchets verts effectué toutes les semaines  des « inconditionnels de la brouette », riverains de la forêt continuer à jeter dans les bois leurs tailles de haies, de thuyas et leurs souches, leurs tontes de pelouse, des branchages divers etc.

 Nous visons ainsi les riverains du secteur de l’entrée de la forêt au Vieux Chemin de Coye et la rue des Bois, le chemin des carrières entre la rue des Hètres et la rue des Jonquilles et aussi du secteur de la « Riolette » à la Chapelle.

Il est à rappeler que ces déchets comme les tailles de lauriers n’apportent rien à la forêt, pas plus que les thuyas, branches de sapins et autres conifères, si ce n’est que d’en attirer d’autres et de donner un aspect répugnant.

Nous avions, il y a quelques années attiré l’attention des autorités communales et de l’ONF, un effort avait été constaté. Nous allons, à nouveau, les saisir de cet état de fait.

Nous n’hésiterons pas à surveiller ces « jardiniers du dimanche » et déposer plainte au titre de la protection de l’environnement.

 Il existe maintenant suffisamment de ramassages, de déchetteries gratuites pour que cesse cette « sale manie » de tout déverser dans la forêt.

 

Un coup de pouce à la nature  

 Pendant la période de grand froid, les oiseaux affrontent des conditions difficiles : les aliments naturels deviennent rares, les insectes meurent ou hibernent et la quantité de fruits et graines diminue.

Vous pouvez les aider à passer l’hiver en leur fournissant de la nourriture.

Quoi leur donner ?  

v    des restes de cuisine : graisse de rôtis, riz cuit, pâtes cuites…

v    des céréales et autres graines : maïs, orge, blé, tournesol…

v    des fruits secs : noix émincées, noisettes écrasées, amandes concassées, raisins et abricots secs par petits morceaux…

v    mettre de l’eau légèrement tièdie, la changer souvent car l’eau gèle.

Ne pas leur donner : biscottes, pain sec, noix ce coco desséchée, riz cru, restes de pâtisserie qui peuvent provoquer des troubles digestifs, voire la mort de l’oiseau.

 Attention !!  Dès que vous commencez à nourrir les oiseaux, vous signez un contrat moral avec eux et vous devez poursuivre le nourrissage sans interruption jusqu’au printemps tout en diminuant les doses progressivement.

L’été, n’oubliez pas de leur donner de l’eau.

 

La Maladie de nos Marronniers

Le CAMERARIA OHRIDELLA (Microlépidoptère de la famille des GRACILLARIIDES),ce tout petit papillon originaire des Balkans ne mesure que 3 à 5 mm et est l'une des causes principales de la mort de certains marronniers

Il a été découvert et identifié en Macédoine sur les bords du lac frontalier d’OHRID (qui lui a donné son nom) en 1984, et n’a été signalé en France qu’à partir de 2000. Mais sa progression très rapide lui a permis d’être aujourd’hui présent dans pratiquement tous les départements. Ses dégâts sont très apparents dans l’Oise.

 Le marronnier d’Inde à fleurs blanches est incontestablement l’hôte préféré de l’insecte. Inversement, il semblerait que le marronnier rouge, même s’il subit ses attaques, ne permet pas la survie des larves.

 C’est le ramassage minutieux des feuilles et leur destruction par le feu qui sera la méthode la plus efficace pour éliminer ce parasite ou du moins limiter son impact sur le feuillage des marronniers de nos avenues.

 

Deux éminents experts scientifiques donnent leur avis.

 

 

Vers quel chambardement écologique?  par Philippe J. Dubois

Les événements montrent chaque jour combien les problèmes qui touchent  à la biodiversité comme aux changements climatiques influent sur notre planète, sur notre environnement et bientôt (ou déjà) sur notre vie. Le baril de pétrole qui s’envole vers des sommets sans cesse dépassés n’est-il pas, par exemple,  le révélateur de ce monde qui court droit  dans le mur tout en sifflotant ? On sait combien les énergies fossiles influent sur le climat et combien leur exploitation  menace l’environnement. On sait aussi que les réserves ne sont pas illimitées, mais il n’y a jamais eu autant d’avions dans le ciel, de 4x4 sur les routes, de moteurs de voitures aussi puissants.

 

Il serait bien imprudent de mettre uniquement sur le compte des changements climatiques tous les événements météorologiques extrêmes  que nous connaissons depuis quelques années. Tempête de 1999, canicule de 2003, inondations, cyclones ou typhons, voire tsunamis : tous ces phénomènes existent depuis toujours et continueront sans doute encore à exister longtemps. Et pourtant…Pourtant, le thermomètre, comme le cours du pétrole brut, poursuit son ascension qui semble pour l’instant inexorable. Tout près de nous, l’Espagne subit une sécheresse comme jamais elle n’en a connu. Se pose le problème de l’eau, là-bas, mais aussi ici, en France, avec un été non pas caniculaire mais qui a été désespérément sec. On commence à parler de désertification dans le sud de la péninsule ibérique. Et demain, certains scientifiques disent clairement que ce sera au tour du sud de la France.

 

Et les oiseaux dans tout cela ? Ils sont peut-être d’excellents indicateurs. Les plantes le sont aussi, mais leur faculté de déplacement, donc de réaction à des modifications climatiques ou environnementales, est plus lente. De même, les insectes n’ont pour la plupart pas la possibilité d’entreprendre des déplacements de l’importance de ceux des oiseaux. Idem pour les reptiles ou les amphibiens. Quant aux mammifères, les espèces de nos régions tempérées n’ont, jusqu’alors, donné lieu qu’à peu d’études en relation avec le climat (pou eux, c’est d’abord la destruction rapide des habitats et les conflits avec l’homme qui posent problème…)

 

Or ces derniers mois ont permis aux observateurs d’oiseaux d’être le témoin de certains événements que l’on peut qualifier, disons, d’étranges. Oublions les jaseurs, qui régulièrement viennent nous visiter. Ce sont plutôt les oiseaux venus du sud qui ont fait soulever les sourcils. Les roselins githagines, signalés ce printemps en Europe, sont plus habitués aux régions désertiques. Un petit afflux d’alouettes calandres (dont il reste à peine 50 couples nicheurs en France), avec à la clef une reproduction au nord de son aire habituelle (causse Méjean, au moins). Et puis l’été venu, des centaines de faucons crécerellettes qui débarquent d’Espagne et viennent chercher leur pitance jusqu’au sud du Massif Central. Du jamais vu de mémoire d’ornithologue ! Et souvenons-nous des aigles bottés de l’automne 2004, déferlant, eux aussi sur le pourtour méditerranéen alors qu’on les attendait de l’autre côté du détroit de Gibraltar…

 

Que se passe-t-il au juste dans le monde des oiseaux ? Est-ce que tout ceci n’est que le fruit du hasard, d’événements locaux et ponctuels, sans conséquence sue le long terme ? Ou bien sont-ce les prémices d’un grand chambardement écologique et biodiversitaire, dont les oiseaux seraient, avec d’autre, les annonciateurs ? Fait-il avoir le regard fixé sur son ordinateur à regarder grimper le prix du pétrole ou plutôt à scruter le ciel et tenter de déchiffrer ce que la nature essaie, depuis quelque temps de nous faire comprendre ? A chacun son choix. Mais à présent, on ne peut plus rester indifférent à ce qui se prépare.


La sécheresse et ses effets sur la faune sauvage par Michel Métais

Le changement climatique, il y a encore peu, était récusé par certains chroniqueurs et scientifiques évoquant à l’appui de leur thèses des variations inter annuelles historiques prises dans les siècles passés. Pourtant, les stigmates de ce changement sont de plus en plus nombreux : fonte des glaces aux pôles et recul des glaciers dans les Alpes, multiplication des tempêtes et cyclones, pluies torrentielles et inondations…

 

La sécheresse qui sévit depuis l’automne 2004 dans une bonne partie de la France est à l’échelle de notre climat tempéré : point de cyclone Katrina ou inondations exceptionnelles et brutales en Languedoc  ou dans l’est de l’Europe.

 

Dans ce contexte, tant qu’il y a de l’eau au robinet, l’homo sapiens des villes  et des champs fait face à la situation tout en s’adaptant aux quelques restrictions estivales subies ou volontaires ; il tire profit de la clémence de la météo. Il n’en est pas de même pour les animaux sauvages au premier rang desquels la faune des rivières.

 

En Charente-Maritime par exemple, sur les 2200 km de cours d’eau, 1200 étaient sinistrés et 600 km étaient à sec au 15 août. Inutile de vous dire que c’est la mort pour les poissons, libellules, insectes aquatiques et autres invertébrés. Seuls les pêcheurs à la ligne se sont fait l’écho de ce drame écologique en procédant à quelques pêches élestriques de sauvetages très symboliques dans les trous d’eau résiduels non asséchés, en dénonçant la cause humaine de ces assèchements : l’irrigation agricole en faveur des cultures du maïs notamment qui consomme de l’ordre de 2 à 3000 m3 / ha chaque saison. Cette pratique est apparue massivement en France dans les années 70, fortement subventionnée par l’Etat, à une époque où les réserves en eau et le soleil le permettaient.

 

Autre conséquence de la sécheresse : le déficit en eau douce provoque significativement des dérèglements de l’écologie du littoral ; pour preuve, les huîtres qui naissent en été sur les côtes françaises ont une reproduction fortement perturbée et un retard de croissance. D’une manière générale, sécheresse est synonyme de réchauffement de l’eau, de diminution de l’oxygène dissout indispensable à la vie aquatique, d’eutrophisation et de concentration de polluants (engrais et produits phytosanitaires notamment). Les oiseaux situés en haut de la chaîne alimentaire subissent à un moindre degré que la faune aquatique les effets de la sécheresse. A cela plusieurs raisons : leur faculté d’adaptation et de déplacements d’une part et d’autre part les oiseaux prélèvent l’eau à travers leur alimentation constituée de fruits, baies, insectes…

 

Les effets de la sécheresse sur les oiseaux et les mammifères sont probablement moins immédiats et sont plus à rechercher dans la modification  des milieux naturels, entraînant des modifications écologiques sur le moyen et long terme. Nombre d’entre nous a eu le réflexe de maintenir des points d’eau dans leur refuge et leur jardin, et de permettre ainsi à la famille de la tourterelle turque, du rouge-gorge ou du merle de terminer sans dommage l’élevage de la nichée L’incidence de la sécheresse 2005 aura, vous l’avez compris, fortement perturbé la nature ordinaire qui n’a pas de voix ni de défenseur pour s’en inquiéter et s’en émouvoir. Il n’empêche qu’elle constitue un révélateur du changement climatique qui modifie à l’échelle historique et non sur des siècles, les conditions écologiques à la dimension de nos régions tempérées, avec modification des essences végétales des forêts ou la remontée de poissons des côtes nord africaines dans le golf de Gascogne . Que nous réserve 2006 ?

 

 

La dépose « autorisée » de gravats dans la forêt 

 

 

A écouter certains arguments avancés, c’est pour des raisons financières (économies obligent) que le ou les agents de l’organisme qui gère notre patrimoine forestier avait adopté une certaine habitude d’autoriser la dépose dite «contrôlée» de gravats, sur certains chemins forestiers afin de combler çà et là sans frais, de grosses ornières créées par divers engins empruntant ces voies.  

Alors que notre région après de nombreuses années d’attente et de persévérance vient d’être classée depuis peu «Parc Naturel Régional» (1), plus que jamais l’APSOM sensible à toute atteinte à notre environnement naturel se devait de décrier la pratique déplorable dénaturant nos chemins forestiers.  

En effet, comment admettre en arpentant les magnifiques massifs forestiers qui nous entourent, pour une grande partie légués par le Duc d’Aumale  à l’Institut de France de se retrouver (notre photo prise à proximité du carrefour «Pilâtre de Rozier» en forêt d’Orry),  face à un dépôt de carrelage, de blocs de ciment de  parpaings, de briques ou  autres produits ne pouvant en rien prétendre se trouver en ces lieux ?

Alors que depuis des années nos législateurs édictent des lois incitant plus de rigueur envers  la protection de l’environnement, imposent aux régions et aux communes des aménagements coûteux pour mettre gratuitement à disposition des résidents des Ecostations (2) afin de faire disparaître progressivement notre malsaine habitude du siècle .. la  pollution à tout va , comment admettre en effet et tolérer plus longtemps que le ou les représentants de cet organisme généralement cité en référence à tout ce qui touche la protection du cadre de notre belle nature, puisse autoriser ces pratiques ?

De grâce, n’évoquons pas les ornières, ces providentiels trous d’eau tant appréciés par la faune peuplant nos forêts, pour justifier ces actes et dénaturer irrémédiablement ce fragile patrimoine forestier ..

Une bonne  gestion de la forêt impose une surveillance, une discipline et  de bonnes consignes de respect de l’état des lieux aux différentes parties exploitant les massifs forestiers. C’est une ligne de conduite qui heureusement est généralement adoptée sur de nombreux sites où une « charte de travail »  est imposée aux forestiers, bûcherons, particuliers autorisés à exploiter une coupe, pour qu’ils s’engagent à respecter l’état naturel  des lieux qu’ils empruntent

Faisant suite à plusieurs interventions, l’APSOM devait recevoir le 13 juillet 2005 un courrier de la Direction Régionale Picardie de cet organisme;  ’’Monsieur le Président, j’ai bien reçu votre courrier  concernant les rebouchages d’ornières avec gravats en forêt de Chantilly. Mon avis n’a pas changé depuis le 27 mai et le temps des réactions des agents de terrain a quelque peu tardé. Je confirme donc les consignes à stopper ce genre de pratique, quitte à laisser les ornières si le propriétaire n’en fait pas une priorité .Je vous prie d’agréer… ’’    dont acte

1) décret du 13 janvier 2004 portant classement pour 10 ans reconductibles, du Parc Naturel Régional Oise-Pays  de France (régions Picardie et Ile-de-France couvrant une grande partie des forêts  de Chantilly, d’Halatte et d’Ermenonville ).

Pour ce qui est des particuliers ou artisans cherchant à se débarrasser de leurs gravats ou encombrants de tous genres, une seule adresse de destination :..LA DECHETTERIE :  (2) Un réseau de 25 déchetteries (ECOSTATIONS dans leurs nouvelles appellations), est en construction dans le territoire du Syndicat Mixte de la Vallée de l’Oise de sorte que chaque habitant puisse disposer de ce service près de chez lui, à moins de 10 minutes en voiture. Il va de soi que cela implique surtout une vigilance accrue de la part de tout particulier faisant appel à des « entreprises non référencées » travaillant à la sauvette, pour que leurs « enlèvements » de fin de chantier aboutissent bien en déchetterie et non en lisère de bois ou dans un fossé comme encore trop souvent cela se produit et pourquoi ne pas imposer en fin de chantier  à toute entreprise, la présentation du certificat daté remis  par la déchetterie lors du dépôt ?. ,

La nouvelle «ECOSTATION Verdi» de Lamorlaye  (zone Artisanale de la Seigneurie route de la Seigneurie ) inaugurée en avril 2005 reçoit les déchets verts, les gravats, les objets encombrants et déchets ménagers spéciaux qui ne peuvent être jetés à la poubelle en raison de leur volume, leur poids ou composition.

Les éléments récupérés à l’écostation sont ensuite recyclés ou valorisés suivant leur nature ou bien détruits sans risques pour l’environnement.

Lors de la première "visite", sur présentation d’un justificatif de domicile la personne inscrite bénéficiera d’une autorisation permanente d’accès au site, pour les horaires se renseigner au 0800 60 20 02.

 

Que deviennent les déchets déposés à l’écostation 

  1. Les Gravats : briques, carrelages, parpaings, déchets de démolition sauf plâtre et matériaux toxiques sont concassés puis utilisés en remblais et sous couches routières.

  2. Le Tout-Venant : encombrants, meubles électro ménager, bois et divers sont stockés en centre d’enfouissement,  les petits éléments sont broyés, incinérés et servent à produire de l‘énergie.

  3. Les Déchets Verts : tontes de gazon, tailles d’arbustes, feuilles mortes sont compostées et servent à enrichir les sols agricoles et espaces verts.

  4. Les Grands Cartons: sont recyclés dans les usines papetières et servent à fabriquer de nouveaux cartons d’emballage.

  5. Les Pneus :  sont broyés puis transformés en granulés pour être utilisés dans les travaux publics.

  6. Les Huiles Alimentaires & Usagées : sont régénérées afin de permettre une nouvelle utilisation.

  7. La Ferraille  : est recyclée dans les aciéries ou les fonderies afin de servir à la fabrication de nouveaux objets métalliques.

  8. Les Textiles : subissent des tris successifs suivant leur état, nature et composition et sont orientés vers le réemploi pour les vêtements en bon état, la régénération pour la laine, la réutilisation en essuyage industriel pour les chiffons, le recyclage pour les fibres synthétiques.

  9. Les Déchets Ménagers Spéciaux et Toxiques : peintures, acides, solvants, aérosols, néons sont triés et confiés à des repreneurs spécialisés qui en assurent le traitement sans risques sanitaire.

  10. Les Batteries : l’acide contenu dans les batteries est neutralisé, les matériaux tels que le plomb et le plastique sont ensuite recyclés.

  11. Les Piles : les métaux lourds contenus dans les piles font l’objet d’un recyclage, tandis que les autres matières sont valorisées énergétiquement.

PARC NATUREL REGIONAL

 

Le Parc Naturel Régional a décidé de devenir propriétaire du Château de la Borne Blanche fermé depuis quelques années (photo couverture).

L’APSOM apprécie le choix de sa nouvelle installation.

Lors de la rédaction de la charte, notre association avait, notamment, demandé une « annexe » du PNR à Orry-la-Ville.

 Bien des avantages pour le PNR et notre commune, nous en citerons quelques uns :

ü       Echange de stagiaires entre les 44 PNR de France

ü       Nombreuses salles de conférence 

ü       Facilité de transport par le RER 

ü       Notoriété de notre village

ü       Protection d’un beau parc boisé comprenant de très vieux arbres 

ü       Protection de notre patrimoine de l’envie des promoteurs 

    Les deux premiers magazines du PNR viennent de paraître, des informations vous sont communiquées sur les activités du Parc. Lisez-les attentivement !

 

LE CHATEAU DE LA BORNE BLANCHE

 

Il fut construit en 1884 par Mr MARCOTTE, pharmacien parisien. Le terrain appartenait à Mr Le Duc de Chartres descendant de la famille d’Orléans qui lui céda.

 En 1912, Mr MAYER-BOREL, banquier, en prenait possession et entreprit de grands travaux qui lui donnent l’aspect actuel.

 En 1915, le parc du château fut créé par l’achat de terres et de bois limitrophes.

 Le Château de la Borne Blanche a appartenu à la famille MAYER-BOREL jusqu’en 1941. Ensuite, de nombreux propriétaires s’y succédèrent.

 En 1958, la société HLM de Picardie se porte acquéreur, le loue en 1959 à la SNCF qui au fil du temps en devient propriétaire.

 Depuis 1971, ce Château est utilisé par la SNCF pour recevoir des sessions de perfectionnement des employés.

   .  

ZONE DE PROTECTION SPECIALE SUR LE SITE « FORETS PICARDES »

MASSIF DES TROIS FORETS ET DU BOIS DU ROI (ZPS)

Le réseau NATURA 2000

    Le réseau Natura 2000 est le résultat de la mise en œuvre de deux directives communautaires :

Ø      La directive 92/43/CE du 21 mai 1992 sur la conservation des habitats naturels, ainsi que la flore et la faune sauvage (dite directive « habitats ») qui aboutit à la désignation de Zone Spéciale de Conservation (ZSC).

Ø      La directive 79/409/CEE du 2 avril 1979  sur la conservation des oiseaux sauvages (dite directive « Oiseaux ») qui aboutit à la désignation de Zone de Protection Spéciale (ZPS).

 La ZICO « Forêts picardes – Massif des trois forêts et bois du Roi »

    Le ministère français chargé de l’environnement a mené dans les années 1990 un inventaire scientifique répertoriant les sites d’intérêt majeur hébergeant des effectifs d’oiseaux sauvages jugés d’importance européenne.

Les zones ainsi inventoriées ont pris le nom de Zones Importantes pour la Conservation des Oiseaux (ZICO).

   Sur les 11 ZICO de Picardie, 4 concernent l’Oise. Il s’agit du Marais de Sacy et de 3 sites forestiers. Parmi ces 3 sites forestiers, la ZICO « Forêts picardes – Massif des trois forêts et bois du Roi » concerne le département de l’Oise (37 communes) mais également le département du Val d’Oise (4 communes) et couvre une superficie d’environ 32 200 ha. Il s’agit d’un ensemble d’intérêt international, caractérisé par une avifaune nicheuse considérée comme rare et menacée à l’échelle européenne (Engoulevent d’Europe, Pic mar, Pic noir, Bondrée apivore, Martin pêcheur…).

   Les états membres se sont engagés, à partir de cet inventaire des ZICO, à désigner des Zones de Protection Spéciales (ZPS) qui nécessiteront des mesures particulières de gestion ou de protection pour conserver les populations d’oiseaux sauvages remarquables.

Conséquence du classement en ZPS

    Le classement en ZPS conduit à l’élaboration de documents d’objectifs puis à la mise en œuvre d’actions à long terme pour la protection des espèces et la conservation de leur habitat. La voie contractuelle privilégiée par la France permet aux acteurs locaux de prendre conscience des enjeux environnementaux et de participer à l’élaboration des objectifs de conservation des zones désignées. Des contrats Natura 2000 pourront alors être signés pour contribuer à mettre en œuvre ces objectifs.

 Le projet de ZPS au regard des objectifs de la charte

    Le massif des trois forêts constitue un patrimoine naturel et paysager exceptionnel et joue un rôle de connexion entre les espaces naturels de Picardie et d’Ile de France. La qualité de ce patrimoine naturel est le fondement du classement du Parc naturel régional Oise – Pays de France et a été, notamment, mis en avant par le Conseil National de Protection de la Nature.

  L’objectif de la désignation d’une Zone de Protection Spéciale est d’assurer la protection d’espèces menacées en Europe et la conservation de leurs habitats. Il rejoint en cela plusieurs objectifs de la charte du Parc notamment :

 -          l’article 6.1 « Favoriser une gestion durable et qualitative de la forêt et des espaces boisés » ;

-          l’article 7.2 « Mettre en place un programme de préservation et de gestion des sites les plus remarquables » ; cet article spécifie en particulier que le Parc intègre les conclusions des documents d’objectifs dans sa politique de préservation des milieux naturels.

-          L’article 7.3 « Lutter contre la disparition des espèces végétales et animales, favoriser la biodiversité ».

    Lors de la réunion du 25 octobre 2005, le PNR a proposé aux associations de protection de l’environnement une extension du périmètre des Zones de Protection Spéciale (ZPS).

 Sous couvert de l’AP3F, l’APSOM représentée a demandé l’extension du périmètre au fond de la Vallée de la Thève situé en amont de Montgrésin considérant que cet espace abrite des habitats du martin-pêcheur au même titre que la partie située plus en amont qui est, elle, incluse dans le périmètre de consultation des Conseils Municipaux.

   L’APSOM a aussi demandé l’extension des ZSC (sone spéciale de conservation) sur la commune de la Chapelle en Serval à la zone humide derrière la Mairie et au bois de la Grand-Mare pour la protection de l’Agrion de Mercure.

   Le Conseil Municipal d’Orry-la-Ville a voté à l’unanimité le 13 décembre 2005 l’extension de la protection du martin-pêcheur au fond de la Vallée de la Thève en amont de Montgrésin.

 

L'AGRION DE MERCURE

L’agrion de Mercure est une libellule de petite taille (19- 27 mm ) appartenant à la sous-famille des zygoptères (« demoiselles »). De mai à août les agrions sont liés aux biotopes qui  jouxtent les milieux aquatiques : les roselières, les prairies humides. Les landes, elles, servent de zones d’alimentation et de maturation. Après l’éclosion des œufs qui ont été insérés dans des plantes aquatiques, le développement larvaire dure un peu moins d’un an. A ce stade, l’agrion de Mercure est lié aux eaux oxygénées des petites rivières, des fossés, des zones de source. La végétation des milieux aquatiques est d’autant plus favorable qu’elle rassemble des plantes aux tiges tendres servant de support de ponte et des plantes aux tiges rigides pour l’émergence des adultes.

L’agrion de Mercure est protégé en France, il est considéré d’intérêt européen. Les populations les plus importantes se trouvent dans la Somme (vallée de la Bresle ), l’Oise (vallée de la Thève ). Il est régulièrement observé sur La Chapelle en Serval (dans la zone humide derrière la mairie et au bois de la Grand-Mare), à Plailly et à Coye la forêt aux étangs de la Troublerie.

 

 

  Une exploitation agricole gallo-romaine à  La Chapelle-en -Serval  

 

Tous les ingrédients étaient rassemblés au cours de l’été 2005 pour que très rapidement nous allions vers une découverte d’un site archéologique exceptionnel sur le terrain en cours d’aménagement du futur domaine privé de 92 terrains à bâtir à la Chapelle-en -Serval, « les Jardins de l’Ermitage ».

Travaux de viabilisation interrompus, rumeurs sur la découverte de squelettes, présence sur le site d’une équipe de l’INRAP (1)   positionnant çà et là sur le sol d’innombrables étiquettes de repérages, apparitions progressives par ces fouilles, de longs alignements de pierres ressemblant à des éléments de murs et surtout, découverte à 1m 50 de profondeur d’un empilage de pierres délimitant distinctement les fondations d’une pièce et son escalier.

Rapidement, de nombreuses supputations se faisaient entendre çà et là, d’une citée gallo-romaine pour  les uns, pour d’autres d’une ferme gallo romaine voir d’un ancien château ou encore  des fondations probablement d’un ancien ermitage d’ou le nom donné à ce lotissement en cours d’aménagement, un Orrygeois  se rappelant bien  qu’en ces lieux se trouvaient des bâtiments de stockage de betteraves  desservis par une voie ferrée.

Il est un fait certain : du jour au lendemain, partis les archéologues et retirés les différents repères. De ce site exceptionnel qui n’aura apparu que très brièvement, plus de traces ! Rapidement un bulldozer devait niveler toute la zone concernée où  bientôt se monteront les maisons de ce nouveau lotissement en cours de commercialisation. Il ne reste plus qu’à de rares témoins de ces fouilles, à fantasmer sur ce que pouvait être la véritable origine de ces « vestiges » à nouveau ensevelis.

Ne voulant pas rester sur des doutes ou fausses interprétations, l’APSOM a souhaité pour clore ce dossier, interroger les responsables de l’INRAP, Messieurs Patrice BERTIN (2) et Richard ROUGIER (3)  initiateurs de ce « chantier » que nous tenons à remercier pour toutes les explications données ci dessous.    

(1)  Institut National de Recherche Archéologique Préventive (2) Assistant d’étude et d’opération à l’INRAP, direction interrégionale du Centre – Île-de-France : patrice.bertin@inrap.fr  (3) Adjoint Scientifique et Technique à l’INRAP, direction interrégionale de Nord-Picardie : richard.rougier@inrap.fr

 Résultats préliminaires de la fouille archéologique

  Le projet de lotissement initié à La Chapelle-en -Serval Boulevard de la Riolette par la société Nexity a suivi toutes les étapes de cette procédure réglementaire : diagnostic prescrit par la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Picardie en février 2004, réalisé en trois semaines par l’INRAP (Direction Interrégionale Nord-Picardie basée à Amiens) en mars 2005 et prescription d’une fouille archéologique en juin 2005. La motivation de cette fouille était la mise en évidence sur plus de 1,5 ha de vestiges gallo-romains appartenant à une petite unité agricole typique des campagnes antiques du nord de la Gaule au Ier siècle de notre ère.

Pour l’exécution de cette fouille archéologique, la société Nexity a retenu la proposition de l’INRAP. Les travaux de terrain se sont déroulés en août et septembre 2005, les études nécessiteront plusieurs mois de travail avec les contributions de plusieurs spécialistes. Les résultats de ces études seront consignés dans un rapport qui devra être validé. Comme l’indiquent les textes, l’État procèdera au final à la dévolution du mobilier archéologique.

 Le rapport de fouille étant encore en cours de réalisation, les résultats présentés ici pourront sensiblement être modifiés lors de la remise finale du rapport.

L’emprise de la fouille, dictée par le projet d’aménagement, n’a pas permis de mettre au jour la totalité de l’établissement. En effet, seuls trois des côtés ont pu être délimités, le quatrième se poursuivant sous des maisons privatives. Néanmoins, la surface reconnue est de 1,6 ha environ et il est très probable que la superficie totale doit être deux fois plus importante. Cet établissement est circonscrit dans un double système de fossés. Ainsi, on observe un premier enclos de forme trapézoïdale d’une superficie de 1,6 ha environ. Les fossés qui le délimitent ont une largeur de 0,80 m en moyenne pour une profondeur de 0,20 à 0,40 m : leur fonction était de marquer les limites de la propriété et de drainer l’eau. Au centre de ce premier enclos, on peut en distinguer un second de 0,6 ha (soit 6000 m2 ) environ, également délimité par une série de fossés et dans lequel on trouve des aménagements qui concernent l’exploitation agricole : il s’agit de deux bâtiments qui s’articulent en L, autour d’une cour. L’un d’entre eux constitue le corps de logis du propriétaire tandis que l’autre a pu servir à abriter les animaux et/ou les équipements agricoles. De l’autre côté de la cour, a été mise au jour une cave (photo), manifestement isolée des autres bâtiments, dont les murs sont appareillés, l’accès se faisant par un escalier de trois marches en pierre. La fouille a permis de reconnaître des cupules (au sol) qui sont les vestiges de pots de stockage fichés dans le sol pour leur stabilité. Un trou de poteau observé dans le centre nous permet de dire que cette cave avait un plancher en guise de toiture et que par conséquent, un autre étage se trouvait au-dessus, en fait un rez-de-chaussée. Entre un des bâtiments et la cave, se trouve également un petit cellier ( 4 m2 de surface au sol). L’accès se fait par quatre marches qui ont été taillées dans le sol naturel. Enfin, un puits à eau complète les structures que l’on rattache directement au fonctionnement de cette exploitation agricole. À cela, viennent s’ajouter quelques fosses qui ont été comblées avec de la terre et du mobilier archéologique (poterie, os, animaux, métal, verre,…) pour le bonheur de l’archéologue qui va pouvoir étudier tout ce mobilier : c’est le temps du recollage, des dessins et des photos.

D’un point de vue chronologique, l’étude de la poterie nous permet de dire que cette unité agricole a vécu au Ier s. de notre ère, c’est-à-dire il y a tout juste 2000 ans !Enfin, rappelons que les fouilles dans le sud de l’Oise sont encore assez peu nombreuses et c’est grâce à leur multiplication que nous arriverons à mieux évaluer le Patrimoine archéologique toutes périodes confondues de ce secteur géographique.

 Rappel du cadre juridique actuel régissant les fouilles archéologiques françaises

 Depuis 2002, un arsenal juridique complet (voir ci-dessous la liste des principaux textes réglementaires) régit les procédures et les activités en matière d’archéologie préventive. Les textes clarifient les rôles de chacun en introduisant une séparation nette entre les fonctions de prescription et de contrôle dévolus aux services déconcentrés de l’Etat (Directions Régionales des Affaires Culturelles), et la fonction de mise en œuvre des opérations archéologiques assurée par des opérateurs agréés.

 À la base, les services de l’Etat sont consultés sur la plupart des dossiers d’aménagement et d’urbanisme (routes, carrières, lotissements, permis de construire, etc.). Ils émettent un avis sur l’impact potentiel que l’aménagement aura sur le patrimoine archéologique. Cet avis est suivi ou non d’une prescription de diagnostic obligeant l’aménageur à le faire réaliser avant le démarrage de ses travaux.

Le diagnostic est confié à un opérateur public, service de collectivité territoriale quand il existe, ou le plus souvent à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives (INRAP) qui a une compétence nationale. Le financement de l’intervention sera assuré par une taxe, la redevance d’archéologie préventive (RAP), acquittée par l’aménageur au prorata des surfaces concernées. Il peut en être exonéré sous certaines conditions.

Au vu du rapport de diagnostic rendu dans un délai de quelques semaines, l’État se prononce sur les suites à donner : libération du terrain en l’absence de vestiges significatifs, engagement d’une procédure de classement en cas de découverte exceptionnelle ou prescription d’une fouille archéologique quand la nature des vestiges le demande. Dans ce dernier cas, l’exécution de la fouille archéologique s’impose à l’aménageur et constituera un préalable à la réalisation de l’aménagement.

Depuis le 1er novembre 2003, ce secteur d’activité a été ouvert à la concurrence. Il revient donc à l’aménageur en tant que maître d’ouvrage de s’attacher les services d’un opérateur, public ou privé, et agréé (près d’une cinquantaine d’opérateurs ont à ce jour reçu leur agrément par le Ministère de la Culture ). Ce choix doit encore recevoir l’accord de l’État avant que ne soit engagée la fouille à proprement parler.

Principaux textes réglementaires :

-          Code du Patrimoine, livre V.

-          Loi n° 2003-707 du 1er avril 2003 modifiant la loi n° 2001-44 du 17 janvier 2001 relative à l’archéologie préventive.

-          Décret n° 2004-490 du 3 juin 2004 relatif aux procédures administratives et financières en matière d’archéologie préventive.

 

 

 

l'eau dans tous ces états

A- La sécheresse s'installe en France

 

Ce bilan national sur la sécheresse publié par le Ministère de l’environnement confirme ce que nous savons déjà sur le terrain. Une sécheresse s’installe sur la France. Les effets de l’été caniculaire de 2003 n’ont pas pu être estompés car depuis nous avons connu deux automnes-hivers plutôt secs, tendance qui s’est poursuivie en 2005. Les étangs de surface et surtout les réserves d’eaux souterraines sont de plus en plus bas.

Les deux secteurs particulièrement touchés sont la façade atlantique et une partie du sud-est de la France. La pluviométrie y est, pour l’année de septembre 2004 à septembre 2005, inférieur d’un tiers à la moyenne des cinquante dernières années.

Ce déficit a contribué à affaiblir les écoulements des cours d’eau, près de 3 800 km asséchés ont été ainsi recensés au niveau national. Conséquences : développement accru des algues asphyxiant les rivières, forte mortalité piscicole, limitation de la migration des poissons comme le saumon, échec des pontes d’aloses comme en 2003.

Concernant l’eau potable, en 2005, aucune altération de la qualité de l’eau due à la sécheresse  n’a été constatée sauf dans quelques petites communes. Les activités agricoles ont connu une baisse de production de 30% pour le maïs, 10% pour le soja et une stabilité pour les céréales. La production d’énergie n’a pas été très touchée.

Le bilan 2005 montre un renforcement de la gestion de la sécheresse par les services de l’Etat. Les arrêtés préfectoraux permettent de limiter la consommation de l’eau par anticipation en fonction de l’évolution de la baisse du niveau d’eau des nappes et des cours d’eau. Leurs instaurations dans plus de 70 départements et le respect des principes de solidarité entre départements sur le même bassin versant ont contribué à l’efficacité des mesures. Des améliorations sont tout de même à faire en prévision de la saison 2006.

Cependant, ces mesures de gestion de la crise ne doivent pas faire oublier le problème de fond : la baisse progressive des réserves d’eaux avec une sécheresse qui se prolonge maintenant sur des années. Tout mène à penser que cette sécheresse pourrait être la conséquence des changements climatiques résultant de l’effet de serre.

La gravité et surtout la pérennité de la sécheresse qui s’installe sur la France doit rappeler l’urgence de réduire la consommation d’eau pour les particuliers, les industriels et surtout l’agriculture (irrigation 70% de la consommation d’eau en France), de mieux gérer les eaux pluviales et de protéger les zones humides, qui ont un rôle important dans l’alimentation des réserves d’eaux.

  Participation à la première consultation sur l’eau et les milieux aquatiques du 2 mai au 2 novembre 2005

La France a pour ambition d’arriver au bon état écologique des eaux en 2015 conformément à la décision des 25 états membres de l’Union Européenne. Cela veut dire que nos cours d’eau, nos plans d’eau, notre littoral, nos estuaires et nos eaux souterraines ne doivent plus être pollués pour que la faune et la flore s’y développent. L’eau quotidienne est une inestimable source de confort. Nous devons en prendre conscience, ne pas la gaspiller et ne pas la polluer.

Tous les membres de l’APSOM ont pu s’exprimer lors de la 1ère consultation sur les décisions à prendre pour sauver l’eau. Pour cela, ils ont répondu à un questionnaire édité par chaque comité de bassin (pour nous le bassin Seine-Normandie) indiquant les risques et les enjeux de l’eau. Tout d’abord pour 2006 l’achèvement du Schéma Directeur d’Assainissement définira, pour l’ensemble du territoire, les zones d’assainissement collectif et les zones d’assainissement individuel. L’étude permettra en outre de rendre conformes et plus performantes nos installations en matière de collecte séparative eaux usées/eaux pluviales  

B- Le Cresson des Sources

DESCRIPTION

Le cresson des sources est une plante herbacée vivace des milieux humides et aquatiques de la famille des Brassicacées. Les tiges sont étalées sur les plans d’eau, les feuilles d’un beau vert foncé sont munies d’un long pétiole et sont composées de cinq folioles ovales plus ou moins arrondies. A l’aisselle des feuilles peuvent apparaître des bulbilles qui se détachent et donnent naissance à de nouvelles plantes. Les fleurs blanches apparaissent tout l’été de juin à août.

Le cresson se cultive traditionnellement en fosses remplies d’eau non stagnante, appelées « cressonnières », terme retrouvé dans des écrits dès l’an 1286. La culture aquatique permet de récolter le cresson en plein hiver au moment où les autres salades ne produisent plus.

UTILISATION

La plante a des propriétés stimulantes et antiscorbutiques. Elle est très riche en éléments minéraux : fer, phosphate, iode, ainsi qu’en calcium et vitamine C. Le cresson facilite la résistance aux rhumes, grippes, angines, bronchites ainsi que le travail du foie.

Les pousses et les feuilles, à saveur piquante assez forte et un peu amère, se consomment crues en salade ou en accompagnement de plats. Elles peuvent aussi s’accommoder cuites à la manière des épinards ou constituer d’excellents potages.

 ORIGINE

L’aire d’origine de cette espèce couvre une très vaste zone de l’ancien monde, incluant l’Europe, l’Asie jusqu’à la Chine à l’est, le Pakistan au sud ainsi que l’Afrique du nord.

La consommation du cresson est très ancienne. Au Moyen Age il faisait partie des plantes potagères recommandées.

En France, les principaux centres de culture se situent en Picardie, en région parisienne notamment dans l’Essonne, en Touraine, en Normandie et en région lyonnaise.

C’est à Joseph Marie Cardon, gestionnaire des hôpitaux de la Grande Armée, que l’on doit l’introduction de cette culture. Parcourant à cheval, pendant l’hiver 1809-1810 les plaines de d’Erfurt en Thuringe, Joseph Marie Cardon eut la surprise de voir des champs dont la verdure contrastait singulièrement avec les terres avoisinantes couvertes de neige. S’étant informé, il apprit qu’il s’agissait d’une cressonnière cultivée établie à l’endroit où jaillissaient des sources d’une eau vive et abondante. Il eut alors l’idée d’introduire cette culture en France. A son retour en 1811, il chercha un terrain approprié autour de Paris, il fixa son choix sur Saint-Léonard à quelques kilomètres de Senlis où il réalisa la première cressonnière artificielle cultivée qu’on ait vue en France. Celle-ci avait environ 30 000 mètres carrés. Les habitants de Saint Léonard lui furent reconnaissants en l’élisant maire, fonction qu’il exerça pendant 14 années, puis il vint finir ses jours à Senlis.

Le succès répondit à ses efforts et il eut bientôt de nombreux imitateurs, si bien que vers 1835, il existait dans la région plus de 50 cressonnières faisant vivre près de 300 familles, dont une à Montgrésin alimentée par des eaux de source.

 DE NOS JOURS, CHEZ NOUS

Cette cressonnière s’étend sur un domaine de 3 hectares, est composée de 30 bassins en rotation de septembre à mai pour la récolte, les autres mois de l’année étant  réservés aux nettoyages et à la remise en culture. La pousse du cresson est très surveillée et chaque jour la coupe est effectuée, les bottes sont liées avec des plastiques sur lesquels figurent toute l’origine du produit ainsi que l’agrément sanitaire délivré par la Direction Départementale des Actions Sociales et Sanitaires.

 Hélas, l’actuel propriétaire arrivé à l’âge de la retraite diminue ses activités et seules cinq fosses restent en exploitation.

 Afin de vous mettre l’eau à la bouche, voici une très simple et délicieuse recette de velouté au cresson :

Dans un peu de beurre, faire revenir un oignon, ajoutez le cresson bien essoré et finement ciselé pendant 2 mn. Mouillez avec un litre d’eau, portez à ébullition, salez, ajoutez 2 pommes de terre coupées en petits cubes, faire cuire pendant 15 mn. Passez au mixeur, rectifiez l’assaisonnement, ajoutez une bonne cuillerée de crème fraîche et servez sans attendre.

Nos remerciements à Mr. Mahieux pour sa collaboration et ses précieux conseils.

 

 

 

C- La machine des Grandes Eaux à Chantilly

(Sortie à thème du 18 Juin 2005) 

 

 

Le samedi 18 juin 2005, l’ APSOM avait organisé une visite du pavillon de Manse à Chantilly. Une quinzaine de personnes ont donc pu visité ce bâtiment récemment réhabilité.

Situé sur les bords de la Nonette, rue des Cascades, ce pavillon a été construit en 1678 suivant des plans attribués à Jules-Hardouin Mansart. Il doit son nom à Jacques de Manse (1625-1703), trésorier de France, contrôleur des greniers à sel de Toulouse, ami de Pierre Paul de Riquet, constructeur du canal du Midi et avec lequel il va se retrouver associé par ordre du roi dans la construction du canal de l’Ourcq, c’est lui qui va élaborer puis faire construire la machine hydraulique abritée dans le pavillon, coiffé d’un toit à l’impériale, clos par des murs en pierres appareillées, et habillé de fausses fenêtres murées, cache bien sa fonction.

Comment cela fonctionnait-il ? La machine se composait d’une roue à aubes, mue par l’énergie hydraulique provenant d’une dérivation du grand canal. Son but était de puiser l’eau d’une source située à quelques mètres de profondeur dans le sol à son aplomb, de l’entraîner par un système de balanciers, manivelles et bielles et de deux groupes de trois corps de pompes afin de l’élever à la verticale pour la récupérer dans une bâche située dans les combles  pour remplir un réservoir à ciel ouvert situé à 400m de distance, à l’endroit le plus haut de la vallée (aujourd’hui en face de l’hippodrome) et de là, la distribuer aux bassins, cascades et jets d’eau  des jardins du château de Chantilly.

 La machine fut mise en service en 1680, mais a subi de nombreuses modifications par la suite. Elle a servi à pilonner la terre pour la manufacture  de porcelaine, puis après la révolution de 1789, elle a fourni l’énergie à la manufacture de cotonnades voisine. Elle fut démantelée en 1846, puis au retour d’exil du duc d’Aumale, celui-ci renouvela la machine et y fit installer la blanchisserie la plus moderne pour son époque.

 Un groupe d’amis et de passionnés vont dans les années 1990  remettre en état la machine originelle. A partir de plans retrouvés, ce petit groupe avec l’aide de professeurs et d’élèves ingénieurs de l’UTC* de Compiègne va reconstruire pièce par pièce la roue à aubes et ses installations. Des entreprises de la région vont participer à la reconstruction à l’identique de cette machine du 17èmè siècle. C’est ainsi que depuis 2000, on peut à nouveau visiter cette machinerie pour le plaisir et l’intérêt de tous.  

Comme tous les ans, lors de notre assemblée générale, l’APSOM attribue à une association un don. Cette année, l’ APSOM projette de l’attribuer à l’association du pavillon Jacques de Manse (APJM).

 

 

D-  Les zones humides

 

Les zones humides regroupent une extraordinaire diversité d’écosystèmes qui ont en commun leur situation particulière, entre terre et eau : mares, tourbières, étangs, cours d’eau…Elles constituent des espaces de transition, des lisières entre les milieux terrestres et les milieux aquatiques.

 A la croisée de deux mondes, les zones humides regorgent de vie. Une multitude d’espèces, animales et végétales, souvent très rares ou menacées vivent exclusivement dans ces milieux : c’est la cas des poissons, des batraciens, de très nombreux insectes comme les libellules ou de certains mammifères comme la loutre. La moitié des espèces d’oiseaux présents en France dépendent également des zones humides pour vivre.

 Ces milieux, qui comptent parmi les plus riches de la planète, assurent de nombreuses fonctions indispensables aux équilibres biologiques, dont l’homme est souvent le bénéficiaire direct. Elles régulent les échanges entre les eaux de surface et les nappes phréatiques en absorbant les excédents d’eau en période de crue et en les restituant progressivement en période de sécheresse ; elles filtrent et dépolluent les eaux, participant ainsi à la préservation de la qualité de l’eau.

 

 QUELQUES ZONES HUMIDES

LES MARES

 Parmi les nombreux types de zones humides, les mares constituent l’un des écosystèmes préférés des batraciens. La plupart ont été créées par l’homme, dans nos campagnes, pour servir tantôt à abreuver le bétail, tantôt pour un usage domestique ou artisanal, ou encore comme lieu de pêche ou de chasse. La vie, sous toutes ses formes, y foisonne : plantes aquatiques ou amphibies, petits mollusques, coléoptères aquatiques et libellules accompagnent tritons, grenouilles, crapauds, rainettes en ces magiques lieux magiques.

Lompagnent tritons, grenouilles, crapauds, rainettes et sonneurs en ces lieux magiques.

LES TOURBIERES

Les tourbières sont des zones humides tout à fait à part : dans ces milieux constamment gorgés d’eau, les débris végétaux (notamment les sphaignes), s’accumulent avec le temps pour former un dépôt de tourbe qui ne cesse de s’épaissir. La plupart des tourbières se sont formées il y a plusieurs milliers d’années et recèlent des espèces boréales (végétaux, papillons, libellules) que l’on ne rencontre nulle part ailleurs. Grâce à leur pouvoir de conservation, l’analyse des grains de pollens contenus dans la  pollens contenus dans la tourbe permet de reconstituer les climats anciens.

LES COURS D’EAU

 

Contrairement aux mares et aux tourbières où l’eau est stagnante, les cours d’eau sont des écosystèmes d’eau courante. Ils offrent une très grande diversité de paysages : torrents, fleuves, petites rivières, ruisseaux forestier. Insectes, poissons, oiseaux, mammifères aquatiques tels que la loutre, se rencontrent dans ces milieux, qui constituent des routes de migration pour certaines espèces, notamment pour les oiseaux. Plusieurs espèces de batraciens se rencontrent uniquement dans les rivières, comme les euproctes et les discoglosses du sud de la France , qui fréquentent les ruisseaux aux eaux vives.

ELLES DISPARAISSENT : POURQUOI, COMMENT, QUELLES EN SONT LES CONSEQUENCES? 

 Malgré leur immense valeur, les zones humides ont une mauvaise réputation et subissent de nombreuses atteintes et destructions.

Les marais sont drainés et asséchés pour y cultiver des céréales, y produire du bois ou construire des infrastructures ; les mares sont comblées ou remblayées, parfois transformées en décharge…

Les deux tiers des zones humides ont disparu en France depuis le début du 20ème siècle. On estime qu’elles continuent actuellement à disparaître au rythme d’environ 10 000 hectares par an et avec elles un cortège extraordinaire d’animaux et de plantes.

Les batraciens, qui ont un besoin vital des zones humides, sont parmi les premières victimes de leur destruction. Toutes les espèces de batraciens sont aujourd’hui menacées en France, certaines sont au bord de l’extinction. D’autres menaces, souvent moins visibles, pèsent sur les batraciens : pollution des eaux, appauvrissement des zones humides à la suite de l’abandon de leur entretien par les agriculteurs, introduction de poissons carnassiers dans les plans d’eau, destruction des haies, disparition des prairies au profit des cultures, gestion inadaptée des forêts ou écrasement sur les routes en période de migration.

La nécessité de protéger les zones humides est aujourd’hui largement reconnue par les pouvoirs publics. La loi sur l’eau de 1992 stipule que l’eau fait partie du patrimoine commun de la nation et que la protection des zones humides est une priorité.

Des conventions internationales protègent les zones humides les plus remarquables de notre planète. En France, un « Plan National Zones Humides » est mis en œuvre pour protéger ces milieux. Mais chacun de nous peut également participer à la sauvegarde des zones humides en soutenant l’action des associations qui se mobilisent au quotidien, pour que vivent ces milieux